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Arts Plastiques

Arts Plastiques : Bienvenue

Par admin schuman, publié le jeudi 10 octobre 2013 10:31 - Mis à jour le mercredi 26 mars 2014 12:16

 

 

 

Présentation de l'option facultative Arts Plastiques

 

  • 2 heures hebdomadaires pour les élèves de seconde, première et Terminale.
  • L'enseignement articule la pratique artistique à la culture artistique.

Le programme :

  • 1.  Vous devez réaliser entre 3 et 6 trav aux sur le support de votre choix, au format de votre choix à condition de ne pas dépasser le format Raisin, soit 50 x 65 cm.
  • 2.   La  Représentation : concerne le sujet que vous allez choisir, qu'est ce que je veux représenter ? Comment allez vous le montrer en images, à l'aide de quels médiums, sous quelles formes et dans quel espace ? 
  • 3.  La Présentation : Comment présenter votre oeuvre de sorte qu'il y ait une cohérence entre votre sujet et les matériaux choisis, en harmonie ou en rupture. Il faudra justifier vos choix.  
  • Les sculptures ne peuvent pas être apportées, vou s devez prendre des photos et les présenter dans un dossier au format demi-raisin au moins. Pour les videos, vous devez imprimer 10 images au moins de votre vidéo, les présenter collées dans un dossier accompagnés d'explications et de références, en plus du CD de  3 minutes.    
  • 4.   La Technique  :  collages, accumulations, séries, insertions de matières et de matériaux... Vous pouvez  travailler le médium que vous voulez  : peinture, feutres, fusain, collage s, photogaphies, vidéos. 
  • 5. Oeuvres obligatoires à connaitre : Vous devez connaitre 3 oeuvres de références obligatoires qui peuvent vous servir de point de départ si vous voulez. Il vous faut les connaitre, vous serez intErrogés  sur ce sujet.

 

Les oeuvres du programme limitatif pour la session 2013/2014:

Arts plastiques - Option facultative toutes séries
- Le vitrail : La parabole du bon Samaritain, vitrail du XIIIème siècle, cathédrale Saint-Étienne de Bourges.

Fiche sur l'oeuvre.

 


- Joan Fontcuberta, série Fauna ( Faune).
Photographe contemporain catalan mais aussi diplômé en sciences de l'information, Joan Fontcuberta fait œuvre d'analyste exigeant de la transmission de l'information et questionne pour cela toutes les formes de prétendues vérités. Sa démarche est simulatrice et s'appuie sur les possibilités offertes par l'image photographique et ses capacités de manipulation. La série « Faune », créée entre 1985 et 1989, est un mélange de photographies, textes, cartographies, schémas, vitrines et vidéos dont l'installation simule avec force détails les découvertes faites par un soi-disant professeur Ameisenhaufen, zoologiste de son état. Par l'insolite et le vraisemblable, Joan Fontcuberta gagne la confiance du spectateur...

Oeuvre au programme: Fauna

http://www.fontcuberta.com/


- Claes Oldenburg et Coosje Van Bruggen, La bicyclette ensevelie, Parc de la Villette, Paris, 1990.
En prenant ainsi pour modèles des objets de la grande consommation, ces deux artistes inscrivent cette œuvre parmi celles qui caractérisent pleinement le Pop Art.  Au-delà de la monumentalité de l'échelle de représentation proposée, cette sculpture a pour particularité de ne pas présenter la vision globale de l'objet, mais de fractionner celle-ci en un jeu de cache-cache qui contraint le spectateur à une reconstruction mentale de l'image. Cette œuvre permet donc d'enrichir la question de la représentation de la banalité dans un dispositif de présentation singulier.

 

oeuvre au programme de l'option : la bicyclette ensevelie

 

LES CONDITIONS DE L'EPREUVE





 

PRESENTER ET REPRESENTER

Sublime II - Entre présentation et représentation  (extrait de cours d'esthétique)


Impossible de revenir sur les véhicules du sublime et de proposer des outils pour en analyser les formes au cinéma, sans poser préalablement la distinction traditionnelle entre présentation et représentation. Car le sublime est, peut-être plus que toute autre notion d’esthétique, au cœur du passage de l’un à l’autre.

Présenter (du latin praesentare) comprend à la fois l’idée de présent et de présence. Présenter c’est rendre la présence concrète d’une chose au moment où elle se manifeste. La représentation au contraire convoque toujours indirectement la chose, par le truchement d’un mot ou d’une image. Elle substitue à l’absence de la chose une image qui la comble et la redéfinit.
Pour les arts plastiques, l’histoire de Dibutade rapportée par Pline tient lieu de mythe d’origine, il contient tous les ingrédients de la représentation : le modèle présent puis absent, l’image tracée qui vaut pour lui et qui fonctionne comme signe, à la fois indice et icône . Dans ce cas de figure, représenter revient à présenter à nouveau, selon de nouvelles modalités de temps et d’espace, ce qui n’est plus présent. Selon Louis Marin, la scène primitive de l’Occident chrétien est celle de l’ange au tombeau, le matin de la résurrection : « il n’est pas ici, il est ailleurs, en Galilée, comme il l’a dit ». À la place du cadavre, se trouve (s’avance pourrait-on dire) un message énoncé. On sait l’efficacité d’une telle image, et le rôle central qu’elle a joué dans la philosophie esthétique occidentale : la représentation, à sa suite, est nimbée du caractère sacré des mythes de l’origine . L’empire de cette conception de la représentation s’étend jusque dans la pensée du cinéma, et l’on songe aisément au rapprochement que suggère Bazin entre l’ « image mécanique » et le Saint Suaire. L’idée même d’image-trace sur laquelle revient Jean-Marie Schaeffer dans L'Image précaire est tributaire de cette conception. Dans les deux cas, la représentation est le décalque d’une présentation initiale dont elle conserve l’âme, le secret (toujours ce retour au mystère de la présence). Il est dès lors logique que le sublime réside, comme le souligne déjà Kant, davantage dans la religion juive, celle-ci n’acceptant pas que l’idée divine soit exprimée par le biais d’autre chose qu’elle-même. Mais revenons au Saint Suaire : la représentation – fut-elle trace ou/et relique – procède de la disparition progressive (de la décomposition) de la présentation, assurant à celle-ci durée et ubiquité. Le prix à payer n’est donc ni plus ni moins que la mort, ce qu’illustre en le modernisant le récit canonique du Portrait ovale d’Edgar Poe.

Il y a dans le sacrifice exigé par la représentation quelque chose de proprement sublime, et le fait même que la représentation concrétise la finitude et par la trace l’infinitude de l’être reflète avec justesse la tension résidant au centre du sublime entre le fini de la perception et l’infini dans la représentation. Seulement l’art moderne ne s’arrête pas à la représentation et recherche un accès à quelque chose qui n’est pas nécessairement Dieu, mais simplement ici et maintenant. C’est là que réside un autre sublime, essentiellement présent, qui conserve certes l’idée d’une impensable dans la pensée, mais d’une toute autre manière, plus brute, moins éloquente. Car dans ce sublime, c’est la matière même qui est convoquée, sujette à terreur, au soupçon, au désir. Il n’est donc plus question de transcendance, mais plus simplement d’une interrogation immanente sur la matière dont le sujet sublime fait évidemment partie intégrante

 

 

 

 

Pièces jointes