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Philosophie

Philosophie : Ressources pédagogiques du Lycée Europe R. Schuman de Cholet

Par STEPHANE VENDE, publié le samedi 20 mars 2010 09:56 - Mis à jour le jeudi 18 juin 2015 11:24

Tous les sujets de l'épreuve de philosophie du baccalauréat 2015 des séries S, ES et Technologiques

 

 

Série L


Sujet 1 : Respecter tout être vivant, est-ce un devoir moral ?

Sujet 2 : Suis-je ce que mon passé a fait de moi ?

Sujet 3:

Expliquer le texte suivant :
 
"Les croyances dogmatiques sont plus ou moins nombreuses, suivant les temps. Elles naissent de différentes manières et peuvent changer de forme et d'objet; mais on ne saurait faire qu'il n'y ait pas de croyances dogmatiques, c'est-à-dire d'opinions que les hommes reçoivent de confiance et sans les discuter. Si chacun entreprenait lui-même de former toutes ses opinions et de poursuivre isolément la vérité dans des chemins frayés par lui seul, il n'est pas probable qu'un grand nombre d'hommes dût jamais se réunir dans aucune croyance commune.
Or, il est facile de voir qu'il n'y a pas de société qui puisse prospérer sans croyances semblables, ou plutôt n'yen a point qui subsistent ainsi; car, sans idées communes, il n'y a pas d'action commune, et, sans action commune, il existe encore des hommes, mais non un corps social. Pour qu'il y ait société, et, à plus forte raison, pour que cette société prospère, il faut donc que tous les esprits des citoyens soient toujours rassemblés et tenus ensemble par quelques idées principales; et cela ne saurait être, à moins que chacun d'eux ne vienne quelquefois puiser ses opinions à une même source et ne consente à recevoir un certain nombre de croyances toutes faites.
Si je considère maintenant l'homme à part, je trouve que les croyances dogmatiques ne lui sont pas moins indispensables pour vivre seul que pour agir en commun avec ses semblables."

TOCQUEVILLE, De la démocratie en Amérique (1835-1840), t. II,  1ère partie, chap. 2.


La connaissance de l'auteur n'est pas requise. Il faut et if suffit que l'explication rende compte, par la compréhension précise du texte, du problème dont if est question.

Série S


Sujet 1 : La politique échappe-t-elle à l'exigence de vérité ?

Sujet 2 : Une œuvre d'art a-t-elle toujours un sens ?

Sujet 3:

Expliquer le texte suivant :
 
" Comment peut-on prévoir un événement dépourvu de toute cause ou de tout indice qui explique qu'il se produira ? Les éclipses du soleil et de la lune sont annoncées avec beaucoup d'années d'anticipation par ceux qui étudient à l'aide de calculs les mouvements des astres. De fait, ils annoncent ce que la loi naturelle réalisera. Du mouvement invariable de la lune, ils déduisent à quel moment la lune, à l'opposé du soleil, entre dans l'ombre de la terre, qui est un cône de ténèbres, de telle sorte qu'elle s'obscurcit nécessairement. Ils savent aussi quand la même lune en passant sous le soleil et en s'intercalant entre lui et la terre, cache la lumière du soleil à nos yeux, et dans quel signe chaque planète se trouvera à tout moment, quels seront le lever ou le coucher journaliers des différentes constellations. Tu vois quels sont les raisonnements effectués par ceux qui prédisent ces événements.
Ceux qui prédisent la découverte d'un trésor ou l'arrivée d'un héritage, sur quel indice se fondent-ils ? Ou bien, dans quelle loi naturelle se trouve-t-il que cela arrivera ? Et si ces faits et ceux du même genre sont soumis à pareille nécessité, quel est l'événement dont il faudra admettre qu'il arrive par accident ou par pur hasard ? En effet, rien n'est à ce point contraire à la régularité rationnelle que le hasard, au point que même un dieu ne possède pas à mes yeux le privilège de savoir ce qui se produira par hasard ou par accident. Car s'il le sait, l'événement arrivera certainement ; mais s'il se produit certainement, il n'y a plus de hasard ; or le hasard existe : par conséquent, il n'y a pas de prévision d'événements fortuits."  

Cicéron,De la divination, 1er siècle avant J.-C

La connaissance de l'auteur n'est pas requise. Il faut et if suffit que l'explication rende compte, par la compréhension précise du texte, du problème dont if est question.
 

Série E.S.


Sujet 1 : La conscience de l'individu n'est-elle que le reflet de la société à laquelle il appartient ?

Sujet 2 :  L'artiste donne-t-il quelque chose à comprendre ?

Sujet 3 :

Expliquer le texte suivant :
 
"Dans un État démocratique, des ordres absurdes ne sont guère à craindre, car il est presque impossible que la majorité d’une grande assemblée se mette d’accord sur une seule et même absurdité. Cela est peu à craindre, également, à raison du fondement et de la fin de la démocratie, qui n’est autre que de soustraire les hommes 1 à la domination absurde de l’appétit et à les maintenir, autant qu’il est possible, dans les limites de la raison, pour qu’ils vivent dans la concorde et dans la paix. Ôté ce fondement, tout l’édifice s’écroule aisément. Au seul souverain, donc, il appartient d’y pourvoir ; aux sujets, il appartient d’exécuter ses commandements et de ne reconnaître comme droit que ce que le souverain déclare être le droit.
Peut-être pensera-t-on que, par ce principe, nous faisons des sujets des esclaves ; on pense en effet que l’esclave est celui qui agit par commandement et l’homme libre celui qui agit selon son caprice. Cela cependant n’; car enest pas absolument vrai réalité, celui qui est captif de son plaisir, incapable de voir et de faire ce qui lui est utile, est le plus grand des esclaves, et seul est libre celui qui vit, de toute son âme, sous la seule conduite de la raison. »

SPINOZA,Traité théologico-politique(1670)
La connaissance de l'auteur n'est pas requise. Il faut et if suffit que l'explication rende compte, par la compréhension précise du texte, du problème dont if est question.
 

Séries S.T.G.

Sujet 1 :  La culture fait-elle l’homme ?

Sujet 2 : Peut-on être heureux sans être libre ?

Sujet 3 :

"La règle par où nous nous conduisons communément en nos raisonnements, est que les objets dont nous n’avons pas l’expérience ressemblent à ceux dont nous l’avons ; que ce que nous avons vu être le plus ordinaire est toujours le plus probable ; et que, lorsqu’il y a opposition des arguments, nous devons donner la préférence à ceux qui se fondent sur le plus grand nombre d’observations passées. Mais quoique, en procédant selon cette règle, nous rejetions promptement tout fait insolite et incroyable à un degré ordinaire, pourtant, en avançant davantage, l’esprit n’observe pas toujours la même règle : lorsque quelque chose est affirmé de suprêmement absurde et miraculeux, il admet d’autant plus promptement un tel fait, en raison de la circonstance même qui devrait en détruire l’autorité. La passion de  surprise et d’émerveillement qui produit des miracles, étant une agréable émotion, produit une tendance sensible à croire aux événements d’où elle dérive."

HUME, Enquête sur l’entendement humain (1748)

Pour expliquer ce texte, vous répondrez aux questions suivantes, qui sont destinées principalement à guider votre rédaction. Elles ne sont pas indépendantes les unes des autres et demandent que le texte soit d’abord étudié dans son ensemble.

 1. Donner la thèse du texte et les étapes de son argumentation.

2. a) Expliquer : « nous devons donner la préférence à ceux qui se fondent sur le plus grand nombre d’observations passées ».

 b) Expliquer : « il admet d’autant plus promptement un tel fait, en raison de la circonstance même qui devrait en détruire l’autorité ».

3. La force d’une croyance se fonde-t-elle nécessairement sur l’expérience ?

       

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Les élèves de terminale littéraire vous proposent de tester votre culture générale.

Dans le cadre de leur révision de philosophie pour le bac, les élèves ont construit quelques petits questionnaires.

Voici le petit dernier :

A propos de l'histoire, Qui a dit "..." ?, Saruga G. et Tatiana V.

Déjà édités :

A propos de la technique, Qui a dit "..." ?, Camille G. , Mélanie C. et Cassandra C.

- A propos d'Autrui, Qui a dit "..." ?, Jeanne L., Mathias M. et Antoine R.

A vous de jouer !  --------->

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"L'enseignement de la philosophie en classes terminales a pour objectif de favoriser l'accès de chaque élève à l'exercice réfléchi du jugement et de lui offrir une culture philosophique initiale." Programme officiel toutes séries, I.1
C'est pourquoi sont ici proposées des ressources susceptibles d'être utilisées dans l'enseignement philosophique, notamment ses éléments fondamentaux (notions, textes courts, études suivies d'une oeuvre), ainsi que des procédures de leur mise en oeuvre (problématisation, repères, exercices ...).  

Vous pouvez aussi consulter les pages de l'Espace pédagogique de l'académie de Nantes.